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Ethiopie Données générales Capitale : Addis-Abeba Situation politique Les élections générales de mai 2000 ont été remportées par la coalition gouvernementale, le Front Démocratique et Révolutionnaire des Peuples Ethiopiens (FDRPE), dominé par le Front Populaire de Libération du Tigré (FPLT) de Meles Zenawi, reconduit à son poste de Premier Ministre. Les élections locales de février-mars 2001 ont été boycottées par l’opposition. Situation économique Le pays ne s’est pas encore relevé économiquement du conflit avec l’Erythrée (1998-2000) qui a entraîné une augmentation sensible du budget de la défense, la suspension des financements du FMI (novembre 1999), la diminution de l’aide extérieure, et la suspension temporaire des décaissements européens au titre du 8ème FED. Politique extérieure Conflit avec l’Erythrée
Le différend frontalier entre l’Ethiopie et l’Erythrée a provoqué un conflit meutrier (200 000 morts) de mai 1998 à juin 2000. La médiation de l’OUA, soutenue par le Conseil de sécurité de l’ONU et l’Union Européenne a permis la signature à Alger d’un accord de cessation des hostilités (18 juin 2000), puis d’un accord de paix (12 décembre 2000) : mise en place d’une opération de maintien de la paix, la MINUEE (Mission des Nations unies en Ethiopie et en Erythrée), délimitation de la frontière par une Commission arbitrale, dont les conclusions ont été rendues le 13 avril 2002. Addis-Abeba a d’abord rejeté ces conclusions, jugées favorables à l’Erythrée, pour finalement les accepter « en principe » la décision de la commission de délimitation, mais a invité l’Erythrée à ouvrir un « dialogue » sur la mise en œuvre de la démarcation de la frontière et sur la normalisation des relations entre les deux pays. L’Erythrée refuse d’entamer un dialogue, estimant que la démarcation de la frontière doit précéder toute normalisation. L’Ethiopie, de son côté, souhaite un dialogue sur la démarcation et donc une normalisation avant la mise en œuvre de la démarcation sur le terrain. Le processus de paix entre les deux pays est donc dans l’impasse depuis 5 ans et leurs relations inexistantes (frontières fermées, relations diplomatiques rompues). La MINUEE est toujours présente, mais Asmara multiplie les entraves à son fonctionnement (interdiction de vol, expulsion de fonctionnaires des Nations Unies) : ses effectifs, initialement de 4200 hommes, ont été ramenés à 1700 hommes en janvier 2007, tandis que la progressive réoccupation de la zone tampon entre les deux Etats (la Zone de Sécurité Temporaire) par l’Erythrée se poursuit. Devant l’impossibilité de procéder à la démarcation sur le terrain (bornage), la Commission frontalière a décidé de procéder à une démarcation sur cartes en novembre 2006. Crise somalienne Addis Abeba a toujours considéré avec méfiance son voisin somalien, redoutant les projets de « Grande Somalie » incluant la province éthiopienne de l’Ogaden (qui a provoqué un conflit entre les deux pays en 1977-1978), et craignant également que la Somalie serve de base arrière à des mouvements d’opposition armés, en particulier les mouvements séparatistes oromos. Addis-Abeba a soutenu le processus de transition somalien, lancé en 2004 à Nairobi sous l’égide de l’IGAD. Le Président somalien Yusuf est considéré comme un proche de l’Ethiopie. En décembre 2006, considérant que la progression des Tribunaux islamiques menaçait le gouvernement de transition (installé à Baidoa, sous la protection de troupes éthiopiennes), l’Ethiopie est intervenue militairement en Somalie. En moins d’une semaine, les troupes éthiopiennes ont chassé les milices des Tribunaux islamiques et ont permis au gouvernement de transition de s’installer dans la capitale, début janvier 2007. Jusqu’à ce jour, l’armée éthiopienne ne s’est pas encore retirée de Somalie, étant donné la forte dégradation des conditions sécuritaires suite à la chute des Tribunaux islamiques. Relations avec les Etats voisins Relations apaisées avec Djibouti, devenu son principal débouché maritime, malgré des tensions concernant le dossier somalien et les droits de transit ; Nette amélioration des relations avec le Soudan. Relations avec les autres partenaires Les relations avec les pays occidentaux sont bonnes malgré les tensions issues des violences consécutives aux élections de mai 2005. L’Ethiopie est perçue, surtout à Washington, comme un rempart contre l’islamisme dans la région |
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L’Afrique est le deuxième continent au monde de par sa population et le deuxième (ou le troisième si l'on considère l'Amérique comme formée de deux continents) par sa superficie, après l’Asie. D’une superficie de 30 221 532 km2 en incluant les îles, l’Afrique couvre 6,0 % de la surface terrestre, et 20,3 % de la surface des terres émergées[1]. Avec une population de 944 000 000 habitants (mi 2007)[2], les Africains représentent 14 % de la population mondiale. Le continent est bordé par la mer Mediterranée au nord, le canal de Suez et la mer Rouge au nord-est, l’océan Indien au sud-est et l’océan Atlantique à l’ouest. L’Afrique comprend 48 pays en incluant Madagascar, et 53 en incluant tous les archipels. L’Afrique chevauche l’équateur et englobe de nombreux climats ; elle s’étend des régions tempérées du nord aux zones tempérées du sud. À cause du manque de précipitations régulières et d’irrigation, tout comme de glaciers ou de systèmes montagneux aquifères, il n’y existe pas de moyen de régulation naturel du climat à l’exception des côtes.
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