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Ethiopie

Données générales

Capitale : Addis-Abeba
Superficie : 1.100.000 km²
Population : 77.9 millions (EIU, 2006)
Croissance de la population 3% (UNSTATS, 2004)
Indice de fécondité 5.55
Classement indice de développement humain 170ème sur 177 (PNUD, 2006)
Taux d’alphabétisation des plus de 15 ans 42%
Espérance de vie Femmes, 43 ans ; hommes, 41 ans
Langue officielle Amharique
Religion(s) : Chrétiens orthodoxes (40 %), musulmans (40 %), catholiques et protestants (10%), religions traditionnelles animistes (10%)
Populations Plus de 80 peuples dont Oromos (40%), Amharas (29%), Tigréens (6%)
Données politiques
Chef de l’Etat : M. Girma Wolde-Giorgis (depuis 8 octobre 2001)
1er ministre M. Meles Zenawi (depuis 1995)
Ministre des affaires étrangères M. Seyoum Mesfin (depuis 1991)
Prochaines échéances électorales : Mai 2010
Visites
Visite du Premier Ministre Meles Zenawi en 1996, en février 2003 lors du sommet Afrique-France (entretien avec le Président de la République), et en avril 2005. Visite en France du ministre des Affaires étrangères Seyoum Mesfin en 1993,1998, et janvier 2005, du vice-ministre, M. Tekeda, en avril 2003 et du ministre des finances, M. Soufian Ahmed, en juin 2003.
Visite à Addis-Abeba du Ministre des Affaires étrangères en juillet 2007.
Ambassadeur de France : M. Stéphane GOMPERTZ (août 2004)
Ambassadeur du pays en France : Mme Tadelech HAILE MIKEAL (septembre 2006)
Communauté française : 407 immatriculés en 2006, 40 non immatriculés
Données économiques
Devise : Birr (un euro = 11 birr)
PIB (2004) : 12 milliards de $ (Banque Mondiale, 2007)
Répartition du PIB par secteurs Industrie (13.2 %), agriculture (48.2%), services (39.2%) (EIU, 2006)
PIB / h (2004) : 700 $ PPP (PNUD, 2006)
Taux de croissance du PIB 8.5 % (EIU 2007)
Inflation : 12% (EIU, 2007)
Balance commerciale : -2 milliards de $ (EIU, 2007)
Exportations totales : 1,1 milliards de $ (EIU 2007)
Importations totales : 4,3 milliards de $ (EIU 2007)
Principaux clients : Djibouti (13.8%), Allemagne (12.1%), Chine (8.8%), Japon (7.7%)
Principaux fournisseurs : Arabie Saoudite (26.6%), Etats-Unis (13.7%), Chine (7.6%), Italie (4.9%), France (3,5%)
Exportations françaises : 68 millions d’euros en 2006 (DGTPE)
Importations françaises : 26 millions d’euros en 2006 (DGTPE)
Entreprises françaises présentes : BGI, Total, Biosol, alcatel
Dette extérieure totale : 2,8 milliards de $ (EIU 2007)
Aide
APD totale 1,823 milliards de $
1ers bailleurs de fonds bilatéraux Etats-Unis, Canada, Allemagne, Royaume-Uni
Union européenne : 9ème FED 492 M€, 5e bénéficiaire de l’aide européenne en Afrique
Coopération française
DCP 2006-2010 67,9 - 79,6 M€
APD 15,3 (2004), 14e bailleur de l’Ethiopie M€
Remise de dette 5,8 M€ (2004)
Contribution au FED 120 M€ (24,3%)

Situation politique

Les élections générales de mai 2000 ont été remportées par la coalition gouvernementale, le Front Démocratique et Révolutionnaire des Peuples Ethiopiens (FDRPE), dominé par le Front Populaire de Libération du Tigré (FPLT) de Meles Zenawi, reconduit à son poste de Premier Ministre. Les élections locales de février-mars 2001 ont été boycottées par l’opposition.
Les élections législatives du 15 mai 2005 ont vu une forte progression de l’opposition (de 12 à 152 élus au Parlement) qui a très vite contesté la victoire annoncée du FDPRE. Des violences post-électorales, qui ont alors fait au moins 42 morts à Addis-Abeba le 8 juin 2005, ont entraîné plusieurs milliers d’arrestations. Après une période de crise post-électorale de quatre mois et un processus d’examen des plaintes, certains élus de l’opposition ont choisi de boycotter le Parlement (notamment par solidarité avec ceux des dirigeants de l’opposition qui restent emprisonnés) mais la plupart ont choisi de siéger. Meles Zenawi a été reconduit à son poste de Premier ministre en octobre 2005.
Le procès d’une centaine de dirigeants emprisonnés de l’opposition (CUD) a traîné en longueur. Des tractations menées à l’été 2007 par des « elders » éthiopiens entre le régime et les opposants ont permis la libération de la plupart des opposants.La rébellion du Front National de Libération de l’Ogaden (ONLF) a intensifié ses actions en 2007 (attaque d’un site d’exploration pétrolière dans l’Ogaden en avril 2007 qui a entraîné la mort de 75 personnes).
La répression éthiopienne contre l’ONLF semble se faire au détriment des civils dans la région, dont l’accès est devenu presque impossible aux organisations humanitaires. Le CICR et Médecins Sans Frontières onts été expulés de l’Ogaden en juillet 2007 par l’Ethiopie.

Situation économique

Le pays ne s’est pas encore relevé économiquement du conflit avec l’Erythrée (1998-2000) qui a entraîné une augmentation sensible du budget de la défense, la suspension des financements du FMI (novembre 1999), la diminution de l’aide extérieure, et la suspension temporaire des décaissements européens au titre du 8ème FED.
Les aides ont repris depuis : nouvelle Facilité pour la Réduction de Pauvreté et la Croissance (FRPC) du FMI de 86,9 millions de DTS accordée en mars 2001 ; atteinte du point de décision de l’initiative PPTE en novembre 2001 ; point d’achèvement atteint en avril 2004 ; effacement de la dette éthiopienne vis-à-vis de la France en 2005.
La crise alimentaire, déjà grave en 2000, a été dramatique en 2003, en raison de la sécheresse. Quinze millions de personnes ont été affectées. La communauté internationale s’est mobilisée. Le gouvernement a mis en place une politique de réinstallation volontaire qui a suscité des interrogations de la communauté internationale et des critiques de certaines ONG.
En 2006, une pénurie alimentaire grave, proche de la famine a de nouveau touchée le pays. En outre, en août 2006 de fortes inondations dans l’est du pays ont tué des centaines de personnes et sinistré des milliers d’autres.

Politique extérieure

Conflit avec l’Erythrée
Le différend frontalier entre l’Ethiopie et l’Erythrée a provoqué un conflit meutrier (200 000 morts) de mai 1998 à juin 2000. La médiation de l’OUA, soutenue par le Conseil de sécurité de l’ONU et l’Union Européenne a permis la signature à Alger d’un accord de cessation des hostilités (18 juin 2000), puis d’un accord de paix (12 décembre 2000) : mise en place d’une opération de maintien de la paix, la MINUEE (Mission des Nations unies en Ethiopie et en Erythrée), délimitation de la frontière par une Commission arbitrale, dont les conclusions ont été rendues le 13 avril 2002. Addis-Abeba a d’abord rejeté ces conclusions, jugées favorables à l’Erythrée, pour finalement les accepter « en principe » la décision de la commission de délimitation, mais a invité l’Erythrée à ouvrir un « dialogue » sur la mise en œuvre de la démarcation de la frontière et sur la normalisation des relations entre les deux pays.
L’Erythrée refuse d’entamer un dialogue, estimant que la démarcation de la frontière doit précéder toute normalisation. L’Ethiopie, de son côté, souhaite un dialogue sur la démarcation et donc une normalisation avant la mise en œuvre de la démarcation sur le terrain.
Le processus de paix entre les deux pays est donc dans l’impasse depuis 5 ans et leurs relations inexistantes (frontières fermées, relations diplomatiques rompues). La MINUEE est toujours présente, mais Asmara multiplie les entraves à son fonctionnement (interdiction de vol, expulsion de fonctionnaires des Nations Unies) : ses effectifs, initialement de 4200 hommes, ont été ramenés à 1700 hommes en janvier 2007, tandis que la progressive réoccupation de la zone tampon entre les deux Etats (la Zone de Sécurité Temporaire) par l’Erythrée se poursuit.
Devant l’impossibilité de procéder à la démarcation sur le terrain (bornage), la Commission frontalière a décidé de procéder à une démarcation sur cartes en novembre 2006.
Crise somalienne
Addis Abeba a toujours considéré avec méfiance son voisin somalien, redoutant les projets de « Grande Somalie » incluant la province éthiopienne de l’Ogaden (qui a provoqué un conflit entre les deux pays en 1977-1978), et craignant également que la Somalie serve de base arrière à des mouvements d’opposition armés, en particulier les mouvements séparatistes oromos.
Addis-Abeba a soutenu le processus de transition somalien, lancé en 2004 à Nairobi sous l’égide de l’IGAD. Le Président somalien Yusuf est considéré comme un proche de l’Ethiopie. En décembre 2006, considérant que la progression des Tribunaux islamiques menaçait le gouvernement de transition (installé à Baidoa, sous la protection de troupes éthiopiennes), l’Ethiopie est intervenue militairement en Somalie. En moins d’une semaine, les troupes éthiopiennes ont chassé les milices des Tribunaux islamiques et ont permis au gouvernement de transition de s’installer dans la capitale, début janvier 2007. Jusqu’à ce jour, l’armée éthiopienne ne s’est pas encore retirée de Somalie, étant donné la forte dégradation des conditions sécuritaires suite à la chute des Tribunaux islamiques.
Relations avec les Etats voisins
 Relations apaisées avec Djibouti, devenu son principal débouché maritime, malgré des tensions concernant le dossier somalien et les droits de transit ;
 Nette amélioration des relations avec le Soudan.
Relations avec les autres partenaires
 Les relations avec les pays occidentaux sont bonnes malgré les tensions issues des violences consécutives aux élections de mai 2005. L’Ethiopie est perçue, surtout à Washington, comme un rempart contre l’islamisme dans la région
 
 

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L’Afrique est le deuxième continent au monde de par sa population et le deuxième (ou le troisième si l'on considère l'Amérique comme formée de deux continents) par sa superficie, après l’Asie. D’une superficie de 30 221 532 km2 en incluant les îles, l’Afrique couvre 6,0 % de la surface terrestre, et 20,3 % de la surface des terres émergées[1]. Avec une population de 944 000 000 habitants (mi 2007)[2], les Africains représentent 14 % de la population mondiale. Le continent est bordé par la mer Mediterranée au nord, le canal de Suez et la mer Rouge au nord-est, l’océan Indien au sud-est et l’océan Atlantique à l’ouest. L’Afrique comprend 48 pays en incluant Madagascar, et 53 en incluant tous les archipels.

L’Afrique chevauche l’équateur et englobe de nombreux climats ; elle s’étend des régions tempérées du nord aux zones tempérées du sud. À cause du manque de précipitations régulières et d’irrigation, tout comme de glaciers ou de systèmes montagneux aquifères, il n’y existe pas de moyen de régulation naturel du climat à l’exception des côtes.


 
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