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Madagascar

Données générales

Nom officiel : République de Madagascar
Superficie : 592 000 km2
Population : 19,1 millions d’habitants
Capitale : Antananarivo
Villes principales : Antananarivo, Toamasina, Mahajanga, Antsiranana
Langues officielles : Malgache, Français, Anglais
Monnaie : Ariary
Fête nationale : 18 juin

Données démographiques

Croissance démographique : + 0,9 % (Pnud, 2001-2015)
Espérance de vie : 59 ans (Pnud 2006)
Taux d’alphabétisation : 59 %
Religion (s) : Fond commun traditionnel, christiannisme (50%), islam (8%)
Indice de développement humain : 143 sur 177 (PNUD 2007)

Données économiques

PIB : 5,5 Mds US$ en 2007
PIB par habitant : 263 $ en 2007 (PMA)
Taux de croissance : + 7,3 % en 2005
Taux de chômage : nc
Taux d’inflation : + 11,5 % en 2006
Balance commerciale : - 425 M US$ en 2007
Principaux fournisseurs : Bahrein (24,5%), France (17%),Espagne (15%)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB : Primaire : 28% - Secondaire : 15% - Tertiaire : 56%
Exportations de la France vers Madagascar : 204,4 M€ en 2007 (Douanes françaises)
Importations françaises vers Madagascar : 311,6 M€ en 2007 (Douanes françaises)
Consulat(s) de France : Antananarivo, Mahajanga, Diego Suarez, Tamatave
Communauté française : 18 523 immatriculés en 2007 dont 51,7% de binationaux (+ non- inscrits estimés à 4800). Communauté malgache en France : -nc

Politique intérieure

Le Président Marc Ravalomanana a été réélu dès le premier tour du scrutin qui s’est déroulé le 3 décembre 2006 à Madagascar.
La crise de 2002 et le premier mandat de Marc Ravalomanana
 Dix ans après la crise de 1991, les élections présidentielles de décembre 2001 plongent le pays dans une crise de six mois durant laquelle Didier Ratsiraka et Marc Ravalomanana se sont contestés la légitimité du pouvoir. Au terme d’une épreuve de force, le Président Marc Ravalomanana est investi le 6 mai 2002 (il s’agit du premier Président « mérina » de l’histoire malgache contemporaine), tandis que le Président sortant Didier Ratsiraka quitte le pays le 5 juillet 2002. Plusieurs centaines des partisans de ce dernier sont poursuivis pour leurs agissements pendant la crise, les projets de loi d’amnistie n’ayant pas abouti au Parlement. Le Président Ravalomanana a pris des mesures de clémence fin 2003, mais une trentaine de « détenus de sécurité » demeurent encore en prison.
 Le paysage politique recomposé est dominé par le TIM ( Tiako i Madagasikara), qui bénéficie dès 2001 du soutien des Eglises, regroupées au sein du Conseil des Églises chrétiennes de Madagascar ou FFKM (Marc Ravalomanana ayant été réélu en août 2004 vice-président laïc de l’Eglise protestante réformée, la FJKM), et de l’AVI (Akaikin’ny vahoaka indrindra, de Norbert Ratsirahonana).
Les partis traditionnels (AREMA, ex-KMMR, MFM, RPSD, Leader Fanilo) et diverses personnalités cherchent alors à fédérer l’opposition au sein de diverses formations : le « Comité de Réconciliation Nationale » (CRN, aujourd’hui divisé entre partisans de Roland Ratsiraka et soutiens de Pierrot Rajaonarivelo), « Solidarité Parlementaire pour la défense de la démocratie et de l’unité nationale » (SPDUN) et « Rassemblement des Forces Nationales » (RFN). Ces forces parviennent à réunir une « Conférence nationale unique » les 2-4 juin 2005 qui recommande la mise en place d’un gouvernement de transition. Une formation plus large rassemblant ces partis ainsi que des représentants de la société civile s’est également regroupée au sein des « 3FN » qui connaît cependant de fortes dissensions, à tel point qu’elles n’ont pas participé à la campagne référendaire d’avril 2007. L’UFN (Union des Forces Nationales) ; qui succède aux « 3FN », ne constitue pas aujourd’hui une force politique de première importance.
 Marc Ravalomanana a mis en place de vastes réformes durant son premier mandat dont, le Madagascar Action Plan (MAP) (projet de réformes ambitieux demandant un financement de 6 à 8 Mds$ sur 5 ans) et la décentralisation du territoire (le Président nomme et « installe » 22 « chefs de région » en septembre 2004).
Le climat politique depuis 2002 est relativement calme
Toutefois, à l’approche des élections présidentielles, le Président a fait l’objet de critiques montantes sur sa gestion de plus en plus personnalisée du pouvoir, son manque de résultats dans l’amélioration des conditions de vie, et son implication dans la vie économique à travers sa société « Tiko ».
 En avril 2006, le Président annonce la tenue des élections présidentielles le 3 décembre 2006 et demande aux bailleurs internationaux une aide financière pour leur organisation (budget total de 9M€, auquel Madagascar a contribué à hauteur de 3.5M€). Le Président Ravalomanana est réélu dès le premier tour de l’élection du 3 décembre 2006, avec 54,7% des voix.
 Si l’élection a semblé verrouillée en amont, le scrutin s’est, lui, déroulé dans le calme et dans des conditions satisfaisantes, selon l’ensemble des observateurs internationaux présents sur place.
Le Président Marc Ravalomanana, face aux divisions au sein de sa majorité, a pris l’initiative de dissoudre l’Assemblée Nationale au mois de juillet 2007, et d’organiser de nouvelles élections législatives le 23 septembre 2007. Ces élections ont vu l’émergence d’une forte majorité TIM (107 sièges sur 127), d’autant que le pouvoir a pu profiter du succès qu’a connu l’organisation des 7èmes Jeux des Iles de l’Océan Indien à Madagascar au mois d’août 2007.
Lors des élections municipales de décembre 2007, le candidat de l’opposition, Andry Rajoelina, est sorti vainqueur à Tananarive avec plus de 62 des voix contre le candidat du TIM (32%). Les résultats du TIM dans le reste du pays ne sont guère plus encourageants pour le parti au pouvoir (victoire du TIM mais avec un faible écart de voix).
Lors des élections régionales du 16 mars 2008, le TIM a, cependant mais sans surprise, obtenu une très large majorité dans tous les conseils régionaux, avec toutefois, une forte abstention.
Le début de l’année 2008 a été marqué par d’importants remaniements dans la haute administration : des responsables de l’armée et de la police, certains directeurs de ministères (sports, éducation, fonction publique) ont été remplacés ainsi que six chefs de région dans lesquelles le TIM avait fait des scores médiocres : Analamanga, Anosy, Haute Matsiatra, Sofia, Sava et Analanjirolo.

Situation économique

 Après 25 ans de dégradation du niveau de vie, les mesures d’assainissement prises dans les années 90 ont jeté les bases d’une croissance, forte à partir de 1998, tirée par l’investissement public et surtout par le développement des exportations de la zone franche (le textile devenant le premier secteur d’exportation). Les faiblesses structurelles de l’économie (où l’agriculture occupe 70% de la population active) résident dans les infrastructures (réseau routier insuffisant) et les capacités administratives.
 En paralysant l’activité, la crise de 2002 a provoqué une importante récession (-12% en 2002). Le soutien financier des bailleurs de fonds à de grands programmes d’investissement public a permis de retrouver une croissance en 2003 (+9,6%), tirée par les secteurs du BTP, du tourisme et des industries de la zone franche, avec une inflation maîtrisée.
 Cependant, des mesures de détaxation adoptées en août 2003 (visant à relancer la consommation et l’investissement), ont précipité une dépréciation de 50% du franc malgache au premier semestre 2004 et un retour de l’inflation (+27% en 2004). Pour faire face à cette situation, une hausse de 12% du salaire des fonctionnaires a été accordée fin 2004 et des mesures anti-inflationnistes ont été engagées, ce qui a considérablement pesé sur la croissance, qui a néanmoins atteint +5,3% en 2004. En faible progression depuis deux ans (4,6 % en 2005 et 4,8 % en 2006) et largement insuffisante au regard de l’accroissement de la population de 3 %, la croissance était estimée à 7,3 % en 2007 (FMI).
 Le « Madagascar Action Plan » suscite beaucoup d’espoirs et s’inscrit dans le droit fil des objectifs fixés par les Objectifs du Millénaire pour le Développement, des priorités de l’Union européenne, et des fondements du Document cadre de partenariat (DCP) : gouvernance responsable, développement des infrastructures, transformation de l’éducation, développement rural, politique de Santé, économie à forte croissante, politique d’environnement, solidarité nationale. Une réunion des « amis de Madagascar », consacrée au suivi du MAP, a eu lieu les 9 et 10 juin 2008 à Tananarive.
 Madagascar souffre cependant du passage régulier de cyclones : Elita en février et Gafilo en mars 2004 (dommages considérables, plus de 450 victimes et 300 000 sans abris), Ernest en janvier 2005 (15 morts et 63 disparus, 13 000 sinistrés), Bondo en décembre 2006 et Clovis en février 2007. Entraînant une baisse de la production rizicole, ils ont, sans nul doute, pesé sur la croissance en 2007, et appauvri les régions enclavées les plus directement sensibles à ces phénomènes climatiques.

Politique extérieure

La diplomatie malgache est axée sur :
 l’entretien de bonnes relations avec le FMI, la Banque mondiale et les bailleurs bilatéraux (France, Union Européenne, Etats-Unis) ;
 une meilleure intégration régionale : adhésions à la COI en 1982, au COMESA en 1993, à l’IOR-ARC en 1996, à la SADC en août 2005, demande d’adhésion à l’association des « petits Etats insulaires en développement » en janvier 2005, recherche de partenariats avec Maurice, l’Afrique du Sud, le Mozambique ;
 le développement de relations commerciales et de coopération avec l’Asie (Japon, Chine, déjà très présents, Thaïlande, Australie) ;
 la recherche d’une visibilité internationale (participation du Président à de nombreux sommets, accueil des sommets de l’ UA en 2009 et de la Francophonie en 2010).
Madagascar a signé en avril 2005 le premier programme d’aide consenti par les Etats-Unis au titre du « Millenium Challenge Account » -M.C.A-(un programme de 110M$ sur 4 ans essentiellement consacré au secteur agricole).
 


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L’Afrique est le deuxième continent au monde de par sa population et le deuxième (ou le troisième si l'on considère l'Amérique comme formée de deux continents) par sa superficie, après l’Asie. D’une superficie de 30 221 532 km2 en incluant les îles, l’Afrique couvre 6,0 % de la surface terrestre, et 20,3 % de la surface des terres émergées[1]. Avec une population de 944 000 000 habitants (mi 2007)[2], les Africains représentent 14 % de la population mondiale. Le continent est bordé par la mer Mediterranée au nord, le canal de Suez et la mer Rouge au nord-est, l’océan Indien au sud-est et l’océan Atlantique à l’ouest. L’Afrique comprend 48 pays en incluant Madagascar, et 53 en incluant tous les archipels.

L’Afrique chevauche l’équateur et englobe de nombreux climats ; elle s’étend des régions tempérées du nord aux zones tempérées du sud. À cause du manque de précipitations régulières et d’irrigation, tout comme de glaciers ou de systèmes montagneux aquifères, il n’y existe pas de moyen de régulation naturel du climat à l’exception des côtes.


 
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