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Politique intérieure

Politique intérieure

Les institutions politiques allemandes

La République fédérale d’Allemagne a été instaurée le 23 mai 1949 par l’adoption de la Loi fondamentale (Grundgesetz).

Les 16 Länder (Etats fédérés) qui la composent exercent des compétences propres (police, éducation, environnement, culture, administration). Les politiques sont mises en oeuvre dans chaque Land par un Ministre-président et un gouvernement (Landesregierung) après avoir été votées par un parlement régional (Landtag). Les Länder sont représentés par le Bundesrat dans l’élaboration de la législation fédérale. Le Bundestag, issu d’élections législatives fédérales directes, exerce un rôle central dans la décision politique à travers le contrôle de l’action du gouvernement fédéral, du budget, des engagements internationaux et des forces armées.

Héritage de l’Histoire, les institutions de la RFA reflètent une culture de transparence démocratique et une volonté permanente d’encadrer l’usage de la force. Le Tribunal constitutionnel fédéral de Karlsruhe joue à cet égard un rôle majeur et croissant. La Bundeswehr est avant tout une armée de citoyens en uniforme qui reçoivent une formation éthique, juridique et politique (Innere Führung) et ont le devoir de désobéir à un ordre qui serait contraire à la constitution et au droit. Son engagement sur des théâtres d’opération est structuré et défini par un mandat du Bundestag.

Les partis politiques allemands

La vie politique allemande est traditionnellement dominée par deux grands mouvements, la CDU-CSU (l’union démocrate-chrétienne de Mme Merkel et son alliée bavaroise, l’union sociale chrétienne) et le SPD (parti social-démocrate). Deux partis au poids électoral plus modeste s’associent le plus souvent aux coalitions gouvernementales : le FDP (libéraux) et les Verts (écologistes). Le parti libéral a toutefois cumulé les revers électoraux au cours des derniers scrutins et son avenir dans le paysage politique allemand n’est plus assuré : les libéraux du FDP ne sont plus représentés au Bundestag depuis les élections fédérales de 2013. Le score du FDP aux élections européennes (4,1%), encore plus faible que celui obtenu aux élections fédérales (4,7%), a de surcroît plongé le parti dans une profonde crise financière. Dans le cadre des élections régionales en Saxe, le 31 août, puis en Thuringe et au Brandebourg, le 14 septembre, les Libéraux ont en outre été évincés de trois nouveaux parlements régionaux et ne siègent plus que dans six parlements régionaux (alors que le FDP était encore représenté dans les seize Länder début 2011).

Le nouveau parti Alternative pour l’Allemagne (Alternative für Deutschland / AfD), fondé en février 2013 et dirigé par l’économiste Bernd Lucke, s’oppose aux « plans de sauvetage » européens, à l’Union bancaire et se prononce en faveur de la suppression de l’euro, d’un retour aux monnaies nationales et d’une « débureaucratisation de l’UE » par la restitution de compétences aux Etats membres. Profitant notamment des échecs du FDP, le nouveau parti eurosceptique est parvenu à confirmer, lors des élections régionales en Saxe, puis en Thuringe et au Brandebourg (scores à deux chiffres dans ces deux Länder), sa percée remarquée aux élections européennes du 25 mai (10,1% des voix).

Enfin, Die Linke (parti de la gauche) ne participe qu’à des alliances au niveau local ou régional. A la suite des élections du 14 septembre en Thuringe, Die Linke, le SPD et les Verts ont formé une coalition « rouge-rouge-verte » dirigée par Die Linke ; l’ancien syndicaliste Bodo Ramelow devrait être élu Ministre-Président le 5 décembre par le parlement régional de Thuringe. Il s’agirait d’une première dans l’histoire de l’Allemagne réunifiée, le parti Die Linke (formation politique héritière du parti socialiste de RDA) n’ayant jamais dirigé de région allemande (même s’il a participé à trois coalitions dominées par le SPD dans des Länder de l’Est, dont Berlin).

Ces alliances parlementaires peuvent être dissymétriques entre les différents Länder, et avec le niveau national, comme en témoigne, par exemple, le gouvernement « noir-vert » (CDU et les Verts) de Hesse.

Depuis le 22 septembre 2013 : la troisième grande coalition CDU-CSU-SPD.

Les élections législatives du 22 septembre ont donné une large victoire au parti d’Angela Merkel (CDU-CSU), qui a accompli son meilleur résultat depuis la réunification, manquant de peu la majorité absolue au Bundestag. L’Union a cependant dû se chercher un partenaire de gouvernement.

Les résultats des élections ont été les suivants : CDU-CSU (41,5%, 311 sièges pour une majorité absolue de 316), SPD (25,7%, 192 sièges), die Linke (8,6%, 64 sièges), Verts (8,4%, 63 sièges), FDP (4,8%), AFD (4,7%), Pirates (2,2%).

Après que l’option d’une coalition entre conservateurs et verts ait été exclue, des négociations ont été engagées entre la CDU-CSU et le SPD en vue de la formation d’une nouvelle grande coalition, la troisième de l’histoire allemande. Les négociations de « l’accord de coalition », texte détaillé qui contient les compromis politiques du gouvernement, se sont achevées le 14 décembre 2013, à la suite de la large approbation (environ 76%) du contrat de coalition par les adhérents du SPD. Le 17 décembre 2013, la chancelière et son gouvernement ont été réinvestis par le Bundestag. La grande coalition dispose d’une très large assise parlementaire (504 députés sur 631, soit 80% des voix au Bundestag), ce qui lui donne la majorité nécessaire au Bundestag (2/3) pour changer la constitution et réduit le rôle de l’opposition parlementaire.

La CDU/CSU demeure actuellement la 1ère force politique en Allemagne. Elle est créditée par la plupart des sondages de 41 à 42% des intentions de vote, loin devant le SPD (qui plafonne autour de 25% des voix). Ces scores sont liés pour une large part à la popularité de la chancelière Angela Merkel (76% d’opinions favorables) et à la bonne santé relative de l’économie allemande.

Le SPD comme la CDU/CSU peuvent se prévaloir de l’avancement des réformes prévues par le contrat de coalition : salaire minimum (proposé par le SPD), réforme du code de la nationalité (proposée par le SPD), nouvelle loi sur l’asile politique (origine CDU), projet de loi sur l’instauration de péages pour les automobilistes (proposé par la CSU ; il s’agit d’un projet très contesté, même à l’intérieur du pays). Des tensions au sein de la grande coalition ont toutefois vu le jour : défaillances constatées dans la disponibilité des matériels de la Bundeswehr (jugées en décalage avec le discours de la ministre de la Défense - CDU - sur la nécessité que l’Allemagne prenne davantage de responsabilités dans les affaires internationales), exportations d’armement, questions environnementales (extraction du gaz de schiste, respect par l’Allemagne de ses engagements en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre), Partenariat transatlantique en matière de commerce et d’investissements (TTIP), etc. Le contexte de ralentissement de la croissance pourrait accentuer les divergences : appel à plus d’économies budgétaires (pour l’aile libérale de la CDU) contre davantage de dépenses pour relancer la croissance (pour le SPD). En tout état de cause, il est à envisager que, dans la perspectives des élections législatives fédérales de 2017, le SPD cherche à se différencier le plus possible de son partenaire de coalition afin de ne pas revivre le traumatisme de la défaite de 2005.

Au-delà, la scène politique allemande est marquée par la montée récente des votes protestataires, comme en atteste la percée du parti eursceptique AfD lors des élections européennes et des scrutins dans les Etats fédérés de Saxe (31 août), du Brandebourg et de Thuringe (14 octobre). Des dissensions se sont fait jour au sein de la CDU/CSU sur la stratégie à adopter vis-à-vis de l’AfD. Les chrétiens-démocrates, pour le moment, rejettent toute idée d’alliance. Cette stratégie est néanmoins contestée par des personnalités de l’aile conservatrice de la CDU appelant à « dédiaboliser » ce parti. Les élections régionales de 2015 (Hambourg et Brême) et de 2016 (Saxe-Anhalt, Bade-Wurtemberg, Rhénanie-Palatinat, Mecklembourg-Poméranie occidentale) permettront d’appréciser la capacité d’enracinement de l’AfD dans le paysage politique allemand.

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Un aperçu des États membres actuels de l'UE (UE-28)

Allemagne (DE) Espagne (ES) Italie (IT) Portugal (PT)
Autriche (AT) Estonie (EE) Lettonie (LV) République tchèque (CZ)
Belgique (BE) Finlande (FI) Lituanie (LT) Roumanie (RO)
Bulgarie (BG) France (FR) Luxembourg (LU) Royaume-Uni (UK)
Croatie (HR) Grèce (EL) Malte (MT) Slovaquie (SK)
Chypre (CY) Hongrie (HU) Pays-Bas (NL) Slovénie (SI)
Danemark (DK) Irlande (IE) Pologne (PL) Suède (SE)

Union Européenne
 
Union Européenne
Allemagne  82 400 996
Autriche   8 199 783
Belgique  10 584 534
Bulgarie  7 204 687
Chypre  1 044 327
Danemark  5 468 120
Espagne  46 063 511
Estonie  1 315 912
Finlande  5 320 893
France  62 448 977
Grèce   11 213 785
Hongrie 9 905 596
Irlande  4 492 412
Italie  60 017 677
Lettonie   2 259 810
Lituanie  3 349 872
Luxembourg  480 222
Malte  401 880
Pays-Bas  16 463 879
Pologne  38 112 212
Portugal   10 707 924
République tchèque  10 446 257
Roumanie  21 524 042
Royaume-Uni  61 524 872
Slovaquie   5 410 371
Slovénie  2 009 245
Suède  9 276 509
  
Total :   497 648 305
 
Les Pays membres de l'Union Européenne

Allemagne : www.bundesregierung.de
Autriche : www.austria.gv.at
Belgique : www.belgium.be
Bulgarie: www.government.bg
Chypre : www.cyprus.gov.cy (caractères grecs)
Danemark : www.statsministeriet.dk
Espagne : www.la-moncloa.es
Estonie : www.riik.ee/et
Finlande : www.valtioneuvosto.fi/vn/liston/base.lsp?k=en
Grèce : www.mfa.gr
Hongrie : www.magyarorszag.hu
Irlande : www.irlgov.ie
Italie : www.palazzochigi.it
Lettonie : www.president.lv
Lituanie : www.lrv.lt
Luxembourg : www.restena.lu/gover
Malte : www.gov.mt
Pays-Bas : www.postbus51.nl
Pologne : www.poland.pl
Portugal : www.portugal.gov.pt
République tchèque : www.czech.cz
Roumanie: www.gov.ro/franceza
Royaume-Uni : www.number-10.gov.uk
Slovaquie : www.government.gov.sk
Slovénie : www.sigov.si
Suède : www.sweden.gov.se
 
Europe

Population : 736 765 100 habitants
Superficie : 23 040 568 km2
Densité : 31.98 habitants/km2
Nombre de pays & territoires : 49
Nombre de fuseaux horaires : 6
Espérance de vie : 75 ans
Taux de natalité : 10.20 ‰
Taux de mortalité : 11.80 ‰
Taux de mortalité infantile : 8.20 ‰
Nombre de langues parlées : 225
PIB/habitant 2007 : 25 935 $USD
Bordées par : Océan Atlantique, Océan Arctique, Mer du Nord, Mer Baltique, Mer Méditerranée, Mer Noire, Mer Caspienne
 
Tourisme en Europe, chiffres 2007
 
1 France 81 900 000 (2007) Europe
2 Espagne 59 193 000 (2007) Europe
5 Italie 43 654 000 (2007) Europe
6 Royaume-Uni 30 677 000 (2007) Europe
7 Allemagne 24 420 000 (2007) Europe
8 Ukraine 23 122 000 (2007) Europe
12 Autriche 20 766 000 (2007) Europe
13 Russie 20 199 000 (2006) Europe
15 Grèce 17 518 000 (2007) Europe
17 Pologne 14 975 000 (2007) Europe
20 Portugal 12 321 000 (2007) Europe
22 Pays-Bas 11 008 000 (2007) Europe
24 Croatie 9 307 000 (2007) Europe
26 Hongrie 8 638 000 (2007) Europe
27 Suisse 8 448 000 (2007) Europe
29 Irlande 8 001 000 (2006) Europe
33 Belgique 7 045 000 (2007) Europe
35 République tchèque 6 680 000 (2007) Europe
38 Bulgarie 5 151 000 (2007) Europe
68 Monténégro 1 133 432 (2007) Europe