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Politique extérieure

Politique extérieure

La politique étrangère allemande repose sur une partition à trois voix, principalement. Le Président fédéral, Joachim Gauck, qui a une fonction de représentation, a su par ses gestes mémoriels et sa liberté de ton, animer le débat sur la politique étrangère allemande. La Chancelière, Angela Merkel, fixe les lignes directrices et a la primauté en cas de conflit ; elle conduit avec pragmatisme une diplomatie des débouchés et de l’attractivité, sans renier son attachement au respect des droits de l’Homme. Dans ce cadre politique défini, le ministre des Affaires étrangères met en œuvre la politique étrangère de la coalition ; de retour à la tête de l’Auswärtiges Amt, où il avait officié entre 2005 et 2009, le ministre Frank-Walter Steinmeier parvient à s’y construire une crédibilité personnelle et une popularité forte.

Depuis l’après-guerre, la diplomatie allemande présente une continuité dans son engagement en faveur de la paix dans le monde, de l’intégration européenne et du partenariat transatlantique. La fermeté sur l’Etat de droit et le respect des droits de l’Homme constitue une caractéristique forte du message international de la République fédérale d’Allemagne.

Un engagement en faveur du partenariat transatlantique

L’Allemagne reste étroitement liée aux Etats-Unis, en dépit d’épisodes de tensions : le différend sur l’intervention en Irak en 2003 (G. Schröder s’était opposé à l’intervention des Nations-Unies), et plus récemment l’affaire des écoutes de la NSA. Les Etats-Unis demeurent pour l’Allemagne un partenaire économique et politique incontournable. Le commerce germano-américain est excédentaire pour l’Allemagne (de 67 Mds $ en 2013) ; sur le plan de l’investissement, les entreprises américaines ont investi davantage en Allemagne (107 Mds $) que dans toute l’Amérique centrale dont le Mexique ($104 milliards). Aussi le projet de Partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement (TTIP) est-il fermement appuyé par la Chancelière, qui souhaite un accord ambitieux, même si sa conclusion rencontre plus d’opposition dans l’opinion allemande qu’au début des négociations.

La quasi-totalité de l’effort de défense allemand est consacré à l’OTAN, considérée comme la principale enceinte légitime pour les sujets relatifs à la sécurité et à la défense, le volet militaire de la PSDC étant perçu comme secondaire. L’Allemagne contribue de manière significative aux opérations de l’OTAN : elle est le troisième contributeur à la FIAS en Afghanistan et participera à la prochaine mission de l’OTAN, en tant que nation-cadre de la région Nord. L’Allemagne est aussi le deuxième contributeur à la KFOR au Kosovo, a déployé avec les Etats-Unis et les Pays-Bas des batteries antimissiles de type Patriot sur le territoire turc dans le contexte de la crise syrienne, et participe enfin aux mesures de réassurance prises par l’Alliance aux profits des Alliés d’Europe orientale dans le cadre de la crise ukrainienne.

L’impératif d’une Europe forte et compétitive

La politique étrangère allemande, dont les finalités ultimes sont d’assurer la sécurité et la prospérité dans le pays, n’est conçue que dans le cadre d’une Europe forte et compétitive. Aussi la Chancelière a-t-elle fait du règlement de la crise de la zone euro sa principale préoccupation. Testé par cette crise, l’engagement européen de l’Allemagne reste une constante. Cependant, des critiques commencent à s’élever, en particulier par la voix du parti eurosceptique Alternative für Deutschland. Ce dernier, qui a fait une percée remarquée aux élections européennes ainsi que lors des trois élections régionales qui se sont tenues à l’automne 2014, continue de marquer son opposition à la monnaie unique et plus globalement aux contraintes que ferait peser l’Union européenne sur la politique intérieure allemande et son économie.

Le Triangle de Weimar avec la Pologne et la France connaît un dynamisme nouveau ces dernières années. Les ministres français, allemand et polonais chargés des Affaires étrangères se sont notamment rendus ensemble à Kiev le 20 février 2014, au plus fort de la crise ukrainienne. Ce geste fort a marqué un tournant dans l’évolution de la crise.

La fin d’une politique d’engagement constructif avec la Russie

L’Allemagne s’est engagée dès le début de la crise ukrainienne, de manière active et au plus haut niveau dans la recherche d’une solution, en privilégiant le dialogue avec Moscou, tout en ayant une position de plus en plus ferme sur la question des sanctions. Frank-Walter Steinmeier, auquel on avait pu prêter une certaine complaisance à l’égard de Moscou du fait de la politique de partenariat avec la Russie initiée durant son premier mandat, a rejoint désormais une ligne plus critique. Il est toutefois attaché à rappeler qu’il n’est pas dans l’intérêt de l’Union Européenne d’isoler durablement la Russie.

Une relation spéciale avec Israël

L’Allemagne a une sensibilité particulière vis-à-vis de l’Etat d’Israël, réaffirmée par Mme Merkel lors de sa visite d’Etat dans ce pays (16-18 mars 2008), avec une intervention devant la Knesset : le droit à l’existence et la sécurité d’Israël, en tant qu’Etat juif, constitue pour l’Allemagne « une partie de sa raison d’Etat ». Depuis 2008 sont organisées des consultations annuelles entre les gouvernements allemand et israélien. La dernière a eu lieu les 24 et 25 février 2014. L’Allemagne a voté contre la résolution ayant admis la Palestine comme Etat-membre de l’UNESCO, et, plus récemment, s’est abstenue lors du vote de la résolution sur le réhaussement du statut de la Palestine aux Nations Unies. Les autorités allemandes ont en revanche condamné fermement les annonces concernant de nouvelles colonies dans les territoires occupés, qui menacent la viabilité d’une solution à deux Etats.

Lutte contre le terrorisme et engagement pour la stabilité du monde arabo-musulman

La diplomatie allemande s’efforce de développer une position équilibrée dans son dialogue avec le monde arabo-musulman. Présentes dans plusieurs Etats de la région, les fondations politiques proches des grands partis allemands jouent un rôle important dans cet effort de dialogue avec l’ensemble des mouvements politiques locaux.

La montée de l’Etat islamique en Irak a donné lieu à une décision sans précédent du gouvernement allemand. Alors que celui-ci se refusait jusqu’à présent à livrer des armes dans les régions en conflit, la décision a été prise, le 19 août, de livrer des armes aux Kurdes. Face à une opinion publique très réservée, l’Allemagne ne devrait cependant pas participer aux frappes aériennes en Irak.

L’Allemagne est, comme la France, membre du Core Group des Amis de la Syrie. Elle s’était montrée réservée quant à la possibilité de frappes contre le régime syrien, suite à l’emploi d’armes chimiques. Une partie des opérations de destruction finale des armes chimiques syriennes s’est déroulée en Allemagne. Berlin est par ailleurs actif en matière de reconstruction (fonds multi-bailleurs pour la reconstruction mis en place en partenariat avec les Emirats Arabes Unis), d’une part, et en matière d’accueil des réfugiés d’autre part. Depuis le début de la crise, près de 50 000 réfugiés syriens ont trouvé refuge en Allemgagne, qui a en outre consacré 100 millions d’euros à l’assistance aux réfugiés syriens au Liban depuis 2012.

L’Allemagne s’implique dans le dossier iranien, en étroite concertation avec ses partenaires européens (France, Royaume-Uni) ainsi que les Etats-Unis, la Chine et la Russie.

Enfin, tournant la page de son abstention au Conseil de sécurité lors du vote de la résolution 1973 autorisant l’emploi de la force en Libye, l’Allemagne fait un effort particulier de concertation sur ce dossier. Elle a notamment intensifié sa coopération avec Tunis.

Une diplomatie des débouchés commerciaux et des matières premières

Reposant sur trois piliers centraux (chambres de commerce bilatérales, agence de promotion Germany Trade and Invest, et conseillers économiques des ambassades), la diplomatie économique menée par Berlin se traduit par une forte attention portée aux grands pays émergents. La Chancelière a déjà effectué sept visites officielles en Chine, où l’Allemagne est le premier investisseur européen et compte 5 000 entreprises, dans un contexte de résorption du déficit bilatéral allemand. La diplomatie allemande des matières premières trouve une illustration dans la relation étroite qu’entretient l’Allemagne avec la Mongolie (visite de la Chancelière en 2011, de Steinmeier en juillet 2014), dont les « terres rares » constituent des ressources stratégiques pour l’industrie allemande. Avec l’Inde, les relations ont, depuis 2006, la qualité de « partenariat stratégique » pour les deux pays. Aux échanges économiques étroits (même s’ils n’ont pas l’importance de ceux existants avec la Chine) s’ajoute une coopération scientifique et technique dynamique. La participation allemande à des opérations de lutte contre les trafics et la piraterie (Atalante), et son implication dans la mise en œuvre d’une stratégie de sûreté maritime de l’Union européenne s’inscrivent dans une même volonté de protection des routes commerciales.

Une réflexion en cours sur un engagement accru de l’Allemagne sur la scène internationale

S’interrogeant sur l’opportunité de donner à l’Allemagne une place à la mesure de son poids économique et de son influence politique, le Président fédéral d’abord, puis les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, se sont successivement prononcés pour un renforcement du rôle de l’Allemagne dans le monde, tout en rappelant les responsabilités liées au passé. Frank-Walter Steinmeier a engagé un exercice de revue de la politique étrangère allemande, la « Review 2014 ». Cependant, l’opinion publique allemande demeure largement réticente à un engagement accru de l’Allemagne sur la scène internationale, comme en témoigne un sondage réalisé par la fondation Körber en mai 2014 : seuls 37% des Allemands sondés y sont favorables, tandis que 60% préconisent l’inverse.

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Un aperçu des États membres actuels de l'UE (UE-28)

Allemagne (DE) Espagne (ES) Italie (IT) Portugal (PT)
Autriche (AT) Estonie (EE) Lettonie (LV) République tchèque (CZ)
Belgique (BE) Finlande (FI) Lituanie (LT) Roumanie (RO)
Bulgarie (BG) France (FR) Luxembourg (LU) Royaume-Uni (UK)
Croatie (HR) Grèce (EL) Malte (MT) Slovaquie (SK)
Chypre (CY) Hongrie (HU) Pays-Bas (NL) Slovénie (SI)
Danemark (DK) Irlande (IE) Pologne (PL) Suède (SE)

Union Européenne
 
Union Européenne
Allemagne  82 400 996
Autriche   8 199 783
Belgique  10 584 534
Bulgarie  7 204 687
Chypre  1 044 327
Danemark  5 468 120
Espagne  46 063 511
Estonie  1 315 912
Finlande  5 320 893
France  62 448 977
Grèce   11 213 785
Hongrie 9 905 596
Irlande  4 492 412
Italie  60 017 677
Lettonie   2 259 810
Lituanie  3 349 872
Luxembourg  480 222
Malte  401 880
Pays-Bas  16 463 879
Pologne  38 112 212
Portugal   10 707 924
République tchèque  10 446 257
Roumanie  21 524 042
Royaume-Uni  61 524 872
Slovaquie   5 410 371
Slovénie  2 009 245
Suède  9 276 509
  
Total :   497 648 305
 
Les Pays membres de l'Union Européenne

Allemagne : www.bundesregierung.de
Autriche : www.austria.gv.at
Belgique : www.belgium.be
Bulgarie: www.government.bg
Chypre : www.cyprus.gov.cy (caractères grecs)
Danemark : www.statsministeriet.dk
Espagne : www.la-moncloa.es
Estonie : www.riik.ee/et
Finlande : www.valtioneuvosto.fi/vn/liston/base.lsp?k=en
Grèce : www.mfa.gr
Hongrie : www.magyarorszag.hu
Irlande : www.irlgov.ie
Italie : www.palazzochigi.it
Lettonie : www.president.lv
Lituanie : www.lrv.lt
Luxembourg : www.restena.lu/gover
Malte : www.gov.mt
Pays-Bas : www.postbus51.nl
Pologne : www.poland.pl
Portugal : www.portugal.gov.pt
République tchèque : www.czech.cz
Roumanie: www.gov.ro/franceza
Royaume-Uni : www.number-10.gov.uk
Slovaquie : www.government.gov.sk
Slovénie : www.sigov.si
Suède : www.sweden.gov.se
 
Europe

Population : 736 765 100 habitants
Superficie : 23 040 568 km2
Densité : 31.98 habitants/km2
Nombre de pays & territoires : 49
Nombre de fuseaux horaires : 6
Espérance de vie : 75 ans
Taux de natalité : 10.20 ‰
Taux de mortalité : 11.80 ‰
Taux de mortalité infantile : 8.20 ‰
Nombre de langues parlées : 225
PIB/habitant 2007 : 25 935 $USD
Bordées par : Océan Atlantique, Océan Arctique, Mer du Nord, Mer Baltique, Mer Méditerranée, Mer Noire, Mer Caspienne
 
Tourisme en Europe, chiffres 2007
 
1 France 81 900 000 (2007) Europe
2 Espagne 59 193 000 (2007) Europe
5 Italie 43 654 000 (2007) Europe
6 Royaume-Uni 30 677 000 (2007) Europe
7 Allemagne 24 420 000 (2007) Europe
8 Ukraine 23 122 000 (2007) Europe
12 Autriche 20 766 000 (2007) Europe
13 Russie 20 199 000 (2006) Europe
15 Grèce 17 518 000 (2007) Europe
17 Pologne 14 975 000 (2007) Europe
20 Portugal 12 321 000 (2007) Europe
22 Pays-Bas 11 008 000 (2007) Europe
24 Croatie 9 307 000 (2007) Europe
26 Hongrie 8 638 000 (2007) Europe
27 Suisse 8 448 000 (2007) Europe
29 Irlande 8 001 000 (2006) Europe
33 Belgique 7 045 000 (2007) Europe
35 République tchèque 6 680 000 (2007) Europe
38 Bulgarie 5 151 000 (2007) Europe
68 Monténégro 1 133 432 (2007) Europe